Hendaye, 23 janvier 2013

Utilisation des outils pédagogiques Surfrider

Utilisation des outils pédagogiques Surfrider

16 jan, 2013

Pamela Gericke, responsable des outils pédagogique de Surfrider Foundation présentera les outils numérique proposés par cet organisme :

Surfrider Foundation propose gratuitement des outils pédagogiques aux enseignants afin de sensibiliser les élèves de 4 à 18 ans à la protection de l’environnement marin.

Des exemples d »exploitation et d’utilisation de ses outils en classe grâce au supports numériques seront montrés durant cet atelier. Comme chaque outil existe en 8 langues, ils se prêtent bien à une utilisation en cours de langue.

Les participants pourront repartir avec un exemplaire des outils présentés.

 

Si vous êtes professeur de lycée

Si vous êtes professeur de lycée

11 jan, 2013

La journée du 23 janvier comportera plus de 40 ateliers et il peut être difficile de choisir. Pour vous aider à organiser le programme de votre visite, nous vous proposons une sélection d’ateliers qui nous paraissent susceptibles de vous intéresser selon votre activité. Naturellement, ce n’est qu’une proposition et vous êtes libre de choisir d’autres présentations. En particulier, cette sélection est très « étroite d’esprit » et ne propose que des présentations strictement en rapport avec avec votre situation, mais il est bien évident que beaucoup d’ateliers ont un thème très transversal qui pourra intéresser beaucoup d’enseignants, quelle que soit leur discipline ou leur niveau d’enseignement.

14h – 14h50 : Créneau A

A1 Travailler en classe avec Wikipedia

Carol Ann O’Hare (chargée de mission enseignement et recherche, Wikimédia France) et Marie-France Torralbo (professeur-documentaliste Lycée Gaston-Fébus Orthez)
Gratuite, facile d’accès et rapide, en quelques années Wikipédia est devenue l’outil de recherche d’informations sur Internet le plus utilisé par les élèves. De par sa nature collaborative et ouverte à tous, de nombreuses questions persistent : qu’en est-il de la fiabilité des contenus ? Que faire face aux copier-coller des élèves ? Qui contrôle l’information ? Le mode de fonctionnement si particulier de Wikipédia est pourtant sa principale force, notamment pour une utilisation pédagogique dans une démarche d’éducation aux médias. Nature des sources, croisements de ces sources, synthèse, développement de l’esprit critique, etc. Wikipédia est un outil idéal et innovant pour aborder les notions essentielles à la recherche, à la consultation et à l’exploitation des informations sur Internet. Il est donc important de permettre aux professionnels de l’éducation de mieux connaître ce projet encyclopédique et de se l’approprier pour une bonne utilisation en classe.

A3 Selinum, un serveur de livres numériques académique, fonctionnement et usage

Olivier Massé (IA IPR de Lettres)
SELINUM est un serveur de livres numériques indexés selon les programmes de français au collège et au lycée. Un groupe de travail expérimente plusieurs usages.

A5 Utilisez un TNI avec Sankoré 2.0

Pascal Brasier (responsable informatique et numérique, CDDP des Landes) et Joël Beney (enseignant d’anglais, collège Daniel Argote, Orthez)
Le logiciel Open-Sankoré est libre et gratuit et compatible avec toutes les marques de tableau numérique et de vidéo projecteur interactif. Il peut être installé partout, y compris sur les ordinateurs personnels et ceux des élèves. Il permet donc aux enseignants de créer des cours qui seront réutilisables quelles que soient les marques présentes dans leur établissement.Présentation de la nouvelle version du logiciel Sankoré 2.0. et exemples d’utilisation en anglais.

A11 Quelques ressources numériques au service d’un projet franco-allemand sur le changement climatique

Hélène Alvarez (professeur d’allemand au collège Irandatz, Hendaye)

Présentation du projet commun Allemand-Sciences.
Ce projet est l’occasion pour des élèves de 5ième du collège d’Irandatz de discuter sur le phénomène du changement climatique ou sur les aspects écologiques de l’habitat avec une classe Allemande de Hanovre via le site Sonnentaler.net.
Ces échanges à travers le site aboutiront à la réalisation d’un poster numérique bilingue commun.
L’atelier du mercredi 23 janvier sera l’occasion de montrer quelques outils numériques nous aidant à concrétiser cet échange tels que:

  • Le site « Sonnentaler.net » permettant aux élèves partenaires de communiquer
  • Le site «  la main à la pâte » pour des animations multimédia sur l’environnement, l’habitat;
  • le site  «  Glogster » permet aux élèves de créer des posters interactifs
  • Le logiciel «  SchetchUp » logiciel de modélisation 3D de maquette utilisé en technologie »

A12 QR codes au CDI

Karen Chabriac (Responsable TICE et ingénierie documentaire, CRDP Midi-Pyrénées)

Cet atelier permettra d’aborder les QR Codes en tant qu’outil permettant de « documenter » l’espace réel en utilisant les outils nomades : tablettes et/ou smartphones au CDI.
Les usages pédagogiques potentiels de ces codes en deux dimensions sont nombreux : accompagnement d’expositions, jeux de pistes, interactions avec les lecteurs, webographies…
Nous verrons comment espace physique, espace virtuel et outils nomades se rejoignent grâce aux QR codes. Nous proposerons une réflexion sur les contingences matérielles, techniques et pédagogiques tout en envisageant soulignant atouts et limites de ces technologies »

15h – 15h50 : Créneau B

B2 Enseigner « dans les nuages »

Jean-Yves Bouton (professeur de lettres classiques et formateur associé, lycée Pape Clément, Pessac) et Christophe Gaufichon (animateur TUIC, Pau)

Quelques exemples d’utilisation de services en ligne (« in the cloud ») en classe, en primaire et secondaire : Evernote, Google Documents, Dropbox…

B4 Ressources pour s’informer sur le numérique en éducation

Michel Chaumet (rédacteur en chef de l’Ecole numérique), Eric Fourcaud (rédacteur en chef de Ludovia Magazine) et Michelle Laurissergues (présidente de l’An@é et co-fondatrice d’Educavox)

  • Présentation de la revue l’Ecole numérique : utilisation de ses articles didactiques et pratiques dans la préparation des cours. Evolution du site à partir de janvier 2013 : accès direct en ligne à toutes les ressources.
  • Présentation de Ludovia Magazine
  • Présentation de l’An@é et d’Educavox

B8 Présentation des ressources Edumedia (titre provisoire)

Christophe Monnerie (Edumédia) et Rémi Ball (enseignant de SVT au collège Errobi de Cambo et formateur Catice)

Edumédia propose des ressources sous forme d’animations avec des options que l’enseignant peut activer ou non. Elles concernent essentiellement les sciences : Physique, SVT, technologie et permettent un travail d’explicitation par l’enseignant ou par les élèves. Exemple d’utilisation en classe de SVT.

B12 Tablettes dans le secondaire

Stéphane Carasco (Délégué Académique Adjoint aux TICE, Rectorat de Bordeaux), Stéphanie Miralles (enseignante d’anglais au collège Joseph Peyré, Garlin) et Patrick Biodjekian  (professeur de technologie et PR TICE au collège Aturri, Saint Pierre d’Irube)

Présentation des différentes expérimentations académiques des tablettes numériques.

Expérience d’utilisation des tablettes numériques en classe (au nombre de 5) avec des activités autour de la différenciation pédagogique en anglais. Présentation de la Dropbox.
Présentation d’une utilisation d’une valise de tablettes en cours de technologie et rapide aperçu des projets menés dans les autres disciplines.

B13 Usages des jeux sérieux

Florian Daniel (Chargé de mission Prospective – Jeux Sérieux – 3D, CRDP Créteil)

Longtemps réservés au divertissement, les jeux sérieux font peu à peu leur entrée dans la classe sous la forme de jeux vidéo à potentiel pédagogique. Ils permettent d’introduire des éléments de programme ou même de les consolider. Si les ressources conçues spécifiquement pour l’enseignement scolaire restent limitées, l’académie de Créteil recense les expériences pédagogiques effectuées par des enseignants.

Ainsi, à l’aide de jeux sérieux les élèves s’interrogent sur leur identité numérique, gèrent une cité médiévale, ou s’entrainent à faire des divisions…
http://jeuxserieux.ac-creteil.fr/

16h – 16h50 : Créneau C

C3 Images actives

Christian David (CPD Arts visuels, DSDEN 64)

Utiliser le logiciel Images actives en Histoire des arts.

C5 Les cartes mentales numériques, un atout pour la connaissance des processus d’écriture

Jean-Yves Bouton (professeur de lettres classiques et formateur associé, lycée Pape Clément, Pessac)

Après une expérimentation de trois ans ,en classe de première technologique, des logiciels de cartes mentales numériques dans le cadre de l’écriture du commentaire littéraire, nous dressons le bilan de cette recherche : quels bénéfices en ont retiré les élèves ? Les cartes mentales peuvent-elles être une aide à l’écriture ? Quels schèmes d’utilisation les différents logiciels peuvent-ils induire ? Quelles connaissances des processus scripturaux ces outils nous permettent-ils d’acquérir ? Quels conflits sont-ils susceptibles de générer ?
Nous essaierons d’apporter, à travers ces interrogations, des éléments de réflexion sur l’introduction de ces outils dans l’enseignement du français.

C6 Présentation des ressources de Surfrider foundation (titre provisoire)

Pamela Gericke (service éducation, Surfrider foundation Europe)

C9 Création de jeux sérieux

Florian Daniel (Chargé de mission Prospective – Jeux Sérieux – 3D, CRDP Créteil)

Dans le cadre du projet edugamelab, l’académie de Créteil organise un concours de création de jeu vidéo depuis 5 ans. Ce concours récompense chaque année les projets réalisés par des élèves de collège et de lycée. Ces créations permettent aux élèves de développer de nouvelles connaissances et compétences : gestion de projet, programmation, graphisme, rédaction de documents…
Cette année ce concours s’est ouvert aux autres académies et au premier degré. Florian DANIEL chargé de mission du CRDP de Créteil viendra présenter des exemples de réalisations, ainsi que des outils auteurs adaptés.
http://www.concoursjeuxserieux.ac-creteil.fr/

C10 Les ressources numériques culturelles dans les Pyrénées-Atlantiques

Sandra Olivan (Responsable antenne d’Orthez du CDDP et coordonnatrice Action Culturelle à la DSDEN 64), Alix BASTIAN (animatrice du patrimoine pour la mission Pays d’Art et d’Histoire Pyrénées Béarnaise (Oloron)), Céline DAVADAN (administratrice déléguée du Château d’Abbadia), Carine FREYSSINET (médiatrice du patrimoine chargée du service éducatif), Béatrice LABAT (conservatrice de la Villa Arnaga)

La richesse culturelle du département des Pyrénées-Atlantiques et le dynamisme des partenaires (collectivités, musées, associations) incitent les enseignants à monter des projets et favorisent les actions, notamment dans le cadre de l’enseignement de l’histoire des arts. Cet atelier est l’occasion de faire le recensement des ressources numériques et des dispositifs en ligne qui permettent de préparer ou de prolonger les actions sur le terrain. Présence de nombreux partenaires culturels à cet atelier : Archives départementales des P-A, Pays d’Art et d’Histoire du Béarn des Gaves, Pays d’Art et d’Histoire des Pyrénées Béarnaises, Ville d’Art et d’Histoire de Bayonne, CEP d’Irissary, Château-observatoire d’Abbadia, Musée basque et de l’histoire de Bayonne…

C13 Accès et usages des ressources numériques

Katrine Delage (Documentaliste au Lycée cassin, Bayonne– Chargée de mission Catice)

Quels sont les accès possibles : ENT, portail e-sidoc (ou autre portail).. ? Dans le foisonnement actuel quelles sont ressources papier/numérique à acquérir et/ou conserver ? Comment développer leur utilisation par tous dans l’établissement ? Quelles évolutions seraient nécessaires ? Gestion des ressources dans le nouvel ENT Aquitain.

Jean-Yves Bouton sur les cartes mentales en classe

Jean-Yves Bouton sur les cartes mentales en classe

10 jan, 2013

Jean-Yves Bouton, professeur de lettres classiques et formateur associé, a mené un travail de recherche sur l’utilisation pédagogique des cartes mentales. Nous l’avons rencontré aux rencontres « Au doigt et à l’œil » organisées par l’ANAE. Il nous a donné quelques précisions sur cet outil encore peu utilisé en classe. Il animera un atelier intitulé « Les cartes mentales numériques, un atout pour la connaissance des processus d’écriture » lors de la journée du numérique

Qu’est-ce qu’une carte mentale ?
C’est un objet qui peut être manuscrit ou numérique et qui associe 2 éléments, à savoir l’élément graphique et l’écriture. En jouant sur ces deux aspects on va construire un objet auquel on va pouvoir donner toutes sortes de fonctions. C’est ce qui fait l’intérêt de ces outils, qui sont une sorte de projection de la boîte noire intérieure de celui qui l’utilise.

Quelle différence faites-vous entre une carte heuristique, une carte cognitive et une carte conceptuelle ?
Une carte heuristique va permettre de résoudre un problème, de chercher, d’essayer de trouver quelque chose.

Une carte conceptuelle essaie de faire le tour d’un concept. Ce peut être un concept linguistique, un concept scientifique, ce peut être aussi une question de droit. Par exemple, je me suis interrogé sur la culpabilité de Médée et la place de Jason, dans la tragédie d’Euripide : une carte mentale permet de mettre clairement en valeur la culpabilité de Jason. On le savait déjà empiriquement, mais on en a la preuve avec la carte.

Une carte cognitive sera plutôt un moyen d’apprentissage. Je vais faire une carte conceptuelle dans un premier temps, pour faire le tour d’une question, par exemple le verbe, en français, en latin ou en grec, la carte devient ensuite un objet d’apprentissage, elle devient dans ce cas cognitive, parce qu’elle va jouer sur la mémorisation, sur l’observation, la classification, la hiérarchisation des idées.

Donc le même objet, la même carte, peut être tour à tour heuristique, conceptuelle et cognitive.

Comment en êtes-vous arrivé à vouloir étudier cette question ?
J’y suis venu en deux étapes : j’ai eu un premier contact avec les cartes conceptuelles il y a très très longtemps par l’intermédiaire de Christophe Tauzin du CATICE (Centre académique des TICE du rectorat de Bordeaux), qui nous a présenté les cartes heuristiques. A cette époque, étant donnée mon histoire personnelle et l’impression d’être toujours dans le brouillon, j’ai rejeté cet outil comme étant trop intuitif et donc trop éloigné de ce qu’on pouvait attendre des élèves et j’avais peur de créer de la confusion là où il y en avait déjà trop.

Deux ans plus tard, une collègue m’a contacté pour participer à une recherche INRP sur les supports et plus précisément, pour l’équipe de l’IUFM de Bordeaux IV, sur les cartes mentales. Donc je me suis retrouvé dans cette équipe plus par affinité que par goût pour les cartes et j’ai découvert un univers qui m’a intéressé.

Quels sont les avantages pédagogiques de ces outils ?
Ils sont nombreux et fonction encore du rôle qu’on va donner à la carte.

D’abord c’est un outil de recherche, parce qu’il permet de creuser, de développer par arborescence des idées, donc il permet d’aller dans l’approfondissement d’une question. C’est l’aspect heuristique.

Ensuite ils ont un aspect très intéressant qui va être utilisé dans la hiérarchisation, l’organisation des idées. On va pouvoir d’abord développer et en même temps reclasser, faire remonter des niveaux, changer des niveaux de hiérarchie, passer le 1 en A etc. De ce point de vue, ce sont des instruments qui permettent d’organiser la pensée.

Ensuite, il faut noter l’avantage de l’aspect graphique pour l’apprentissage. Les cartes cognitives sont donc un moyen d’apprentissage intéressant pour les élèves, qui permet de visualiser, de retenir. Le principe est d’agir sur les deux hémisphères, la sphère plutôt analytique et la sphère plus émotionnelle, sensuelle, de l’hémisphère droit du cerveau.

Dans quelles classes avez-vous expérimenté ces outils ?
Je les ai utilisés en classe de Seconde et de Première. En Première, dans le cadre de l’écriture du commentaire littéraire : dans une démarche à la fois heuristique, bien sûre, et conceptuelle, parce qu’on va réorganiser les idées dans l’intention de faire un plan. Je l’utilise en français, beaucoup moins en langues anciennes, à part dans l’exemple de Médée dont je parlais tout à l’heure, parce que je pense que le support ne s’y prête pas particulièrement tant qu’on est dans une démarche de traduction. Mais ils peuvent être bien sûr être utilisés dans une démarche de lecture analytique, en langues anciennes.

Avez-vous constaté des résultats qui pourraient être transposés à d’autres disciplines que les lettres ?
Sur l’organisation, ces outils peuvent être utiles pour tout ce qui est du domaine des sciences humaines, qu’il s’agisse de la dissertation de philo, l’organisation des idées, l’argumentation dans le cadre du paragraphe argumenté en histoire, la dissertation, en éco-droit, en Sciences économiques et sociales et ainsi de suite, pour toutes les disciplines qui ont une forte présence de l’écrit. et d’un écrit dont les attentes scolaires sont extrêmement normées. La possibilité d’agir sur la hiérarchie, sur des arborescences, conduit à organiser et à travailler sur l’argumentation, sur l’organisation de l’écrit.